La plus célèbre des curistes fut Marie-Anne de Neubourg, veuve du roi d'Espagne Charles II, qui y passa une première saison en 1728 alors qu'elle était en exil à Bayonne. Les eaux furent captées pour la première fois en 1761. Napoléon Ier décida d'y créer un hôpital, comme à Barèges, pour y recevoir les soldats blessés ou convalescents, mais il ne put mener à bien ce projet. À partir du Second Empire, à la suite de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, Cambo devint très à la mode. Le roi Edouard VII d'Angleterre aimait à suivre les exploits de Joseph Apesteguy, dit Chiquito de Cambo (1881-1950), véritable idole du public, qui donna à la chistera une popularité inconnue jusque-là.
Cambo devint au début du XXe siècle une des plus importantes stations françaises de plaine pour soigner les affections pulmonaires, ce qui mit fin au thermalisme. Ses sanatoriums, ses hôtels de cure et ses villas accueillirent de nombreuses célébrités, notamment le compositeur espagnol Isaac Albeniz, qui y mourut en 1909, et Edmond Rostand, qui y vécut à la fin de sa vie. Sa propriété, la villa Arnaga, grande et belle villa construite dans un style néo-basque, est aujourd'hui transformée en musée Edmond-Rostand.
Créé en 1883 dans un parc baigné par la Nive, l'établissement thermal fermé en 1921, a réouvert à la fin des années 1970. L'eau sulfurée à 22 °C, calcique et riche en magnésium, est utilisée dans le traitement des affections des voies respiratoires et en rhumatologie.
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